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Livres + anciens

Bagnards en cavale

Paru en juin 2005

16,50 euros

éditions Keltia Graphic (Spézet-29)couv.bagnards

Dans "Les bagnards du canal de Nantes à Brest" (Keltia Graphic 2003, 6ième édition), Jean Kergrist dressait, à partir de documents d'archive, le cadre géographique et historique du fameux camp de Glomel. Entre 1823 et 1832, des condamnés militaires (objecteurs, fortes têtes, déserteurs, réfractaires, retardataires) creusaient, sur cette commune, la "grande tranchée" du canal de Nantes à Brest, reliant les bassins versants de l'Aulne et du Blavet, aux confins des Montagnes Noires et des Monts d'Arrée.

Il y manquait le témoignage de ces bagnards eux-mêmes, introuvable aux archives.
Pour combler cette lacune, l'auteur, se glissant aujourd'hui dans la peau d'un de ces réfractaires, nous décrit au jour le jour, les lieux, les intrigues et les péripéties de cette vie au camp de Glomel. Ce "journal d'un bagnard" s'inspire au plus près des données historiques. 


"Jean Kergrist a fait un choix judicieux en adoptant le journal. C'est la forme narrative la mieux adaptée à son projet...Il en ressort une grande humanité qui submerge le lecteur." Marie Josée Christien, revue Spered Gouez N°12 octobre 2005.

"Mieux qu'une docu-fiction, cette oeuvre s'apparente à ceux qui construisent de toutes pièces la copie d'un vieux gréement dont ils n'ont que les plans... Une belle oeuvre d'un point de vue à la fois littéraire et historique". Patrice Verdure, Le Cri de l'Ormeau octobre 2005

"Il se passe toujours quelque chose dans le camp de Glomel : tentatives d'évasions, vol de pécules durement amassés, intimidations, maladies, révoltes de prisonniers, petits trafics...autant d'évènements et d'incidents qui relancent constamment le récit. Outre la vie quotidienne du camp, c'est aussi toute une vision de l'existence et de la nature humaine qui se dessine à travers ce roman" Yves Loisel ,Télégramme, août 2005

"Le nouveau Kergrist est arrivé ! Cette fois c'est dans la peau d'un bagnard du camp de Glomel qu'il se glisse le temps de ce livre...émotions garanties vu les péripéties de cette épopée locale. Eau et Rivières, été 2005.

Barouf en campagne

Paru en septembre 2004

barouf

Veaux, vaches, cochons, préfets, raveurs, échangistes
aménagent le territoire, balayant les amants de Vérone.
Les incinérateurs crachent leur nuit des longues cheminées.
Les aveugles ne sont pas ceux qu'on croit.
À travers le barouf (de l'italien dialectal "baroufa" : "dispute"),
le vieux monde s'éclate, laissant deviner les constructions
nouvelles. Ces quelques histoires cruelles pour nous caler
la cervelle durant la disette.

13 euros

Cf un compte rendu exhaustif de ce livre sur le site Eireann :

http://eireann561.canalblog.com/archives/2008/01/25/7689477.html

Cf également, pour en savoir davantage, dans la revue "Hopala !" n°23 (juillet 2006), pages 60 à 64,
l'article intitulé : "La difficile alchimie des mots. Dialogue avec un éditeur".

"Pour épouser définitivement ce nouveau monde, elle s'était fait tatouer un papillon sur l'épaule gauche et, pour garder une assurance dans le monde d'avant, une Sainte Anne sur la cuisses droite. Du catholicisme à l'échangisme, le saut, du coup, paraissait jouable." (extraits)

"Une cocasserie imaginative qui n'épargne personne" Y. Pelletier Ouest-France 19/11/2004

"Kergrist manie les mots avec humour et truculence. Certains passages pourraient figurer dans une anthologie par la précision et l'acuité du propos"; J.J. Monnier, Le Peuple Breton, novembre 2004

"...canon à eau nitratée, orgues de Staline en ut majeur, lance roquettes pour chiens, bombes lacrymo sans gêne, envolées lyrico-acides, portraits à la sulfateuse..." Harvey Killian Télégramme 30/11/2004

"... Fellini chez les Bretons ! ... le fils spirituel de Villiers de l'Isle Adam !... le James Joyce de l'Argoat profond !" Edmond Rébillé Trégor FM (3 émissions sur ce livre en janvier 2005)

Une partie de cet ouvrage donnera naissance à un spectacle (de même titre), disponible début 2006 (cf la rubrique "à l'affiche").

Les bagnards du canal de Nantes à Brest

Paru en septembre 2003

2007 : sortie en poche. Aujourd'hui à 12 euros (plus 21.000 ex. vendus)

La tranchée de Glomel (22), saignée de 23 mètres de profondeur sur 3,2 km de long, permettant aux bassins versants de l'Aulne et du Blavet de communiquer par le Canal de Nantes à Brest, a été percée par des déserteurs de l'armée royale, sous la Restauration. Le projet remonte à Vauban. La décision et le tracé à Napoléon.

Ce travail titanesque, destiné initialement à désenclaver la rade de Brest en cas de blocus anglais, a été réalisé de 1823 à 1832. 400 à 650 bagnards vont vivre dans des baraquements provisoires construits en plein champ. Une cinquantaine de gendarmes les surveillent. Une trentaine d'administratifs les encadrent.

L'époque est fertile en rebondissements politiques. Tous ont leur répercussion dans ce quadrilatère de bois et de terre. Ministres, Préfets, maires, directeurs, ingénieurs, comptables, curés... vont échanger des milliers de lettres.

Après avoir épluché pendant des mois ces documents d'archives (à St Brieuc, Quimper, Guingamp, Pontivy, Brest...) j'en ai fait un spectacle (cf à la rubrique "à l'affiche") et un livre qui se lit comme un roman.

éditions Keltia Graphic (Spézet 29) distribution Coop Breizh. 220 pages (dont 20 d'illustrations) 16,50 euros. Déjà 12 éditions et 21000 exemplaires vendus.

"Un livre passionnant ou l'anecdote ne prend jamais le pas sur le fond" Josiane Guéguen ,Ouest-France 24/10/03

"C'est documenté, sérieux et pas triste !" Jean-Luc Poussier, La Croix 14/11/03

SUITE : Il y aura sans doute une suite à cet ouvrage. Fouinant aux archives dans l'histoire de ces bagnards, j'ai fait la connaissance d'un homme étonnant, sur lequel je continue mes recherches : Charles Beslay, l'entrepreneur de la Tranchée, celui qui, seul et sans armes, réussit à faire revenir au camp les bagnards, évadés en masse à l'annonce des Trois Glorieuses de juillet 1830. Ce Charles Beslay, élu sans être candidat député de Pontivy, montera ensuite à Paris. Ami intime de Proudhon, il participera à la création de la première Internationale ouvrière. Il s'expatria en Suisse après le coup de force de Napoléon III et y créera une partie du réseau ferroviaire. En 1870, à 75 ans, il s'engagera dans l'infanterie pour faire le coup de feu contre les Prussiens. Il deviendra, en mars 1871, doyen de la Commune de Paris. Il échappera à la répression des Versaillais en se réfugiant à Neuchâtel où il meurt à 83 ans.

-janvier 2005 -Ce futur ouvrage, provisoirement intitulé : "Charles Beslay, du bagne de Glomel à la Commune de Paris", sur lequel je travaillais, espérant le sortir en 2006, vient de voir le jour. Un descendant de la famille Beslay, Philippe Richer, planchait, lui aussi, depuis des années sur le même sujet. Son livre, intitulé "Charles Beslay, le bourgeois de la Commune" vient de sortir aux éditions Dittmar (371 rue des Pyrénées 75020 Paris). Un livre remarquable que je ne puis que recommander à tous les lecteurs des "Bagnards" (35 euros). Mes voyages à Neufchâtel ou à Lausanne, mes recherches à la Bibliothèque Nationale, n'auront pourtant pas été vaines : plaisir et émotion m'ont comblé de bonheur durant cette année de travail et Charles Beslay, grâce à Philippe Richer, est enfin sorti de l'oubli. Aucun regret donc ! Et bravo encore à Philippe Richer pour cet ouvrage magistral !

DERNIÈRE HEURELe livre de Philippe Richer vient d'être réédité fin 2005 chez Keltia Graphic... à 18 euros et avec préface de Jean Kergrist. Charles Beslay revient vivre parmi les siens.

La veuve

Paru en mars 2002 - théâtre 

80 pages, 5 euros

Au cours de ces trente dernières années, parallèlement aux textes que j'ai moi-même interprétés, j'ai écrit une bonne quinzaine de textes de théâtre. Deux textes ont déjà été publiés (Chez Maspéro et Oswald... cf. au chapître biographie). Certains ont été portés à la scène, d'autres jamais. Les éditions Ton Doubl (Langoélan 56) viennent d'en entreprendre la publication complète, à raison d'un ou deux textes par an. La Veuve est le premier de cette série.


La référence à l'agriculture durable ("Théâtre complet issu de l'agriculture durable") se justifie doublement. Tout d'abord la plupart de ces textes sont enracinés dans le milieu rural, celui que je connais le mieux. Ensuite, contrairement à mes clowns, ils prennent beaucoup de recul par rapport à l'actualité. Durables donc, au sens où ils invitent au long terme.


En plus de l'humour, point commun de ces pièces, on retrouve aussi, à travers différents thèmes, une interrogation centrale : comment concilier le politique, objet d'une stratégie de pouvoir, avec l'écologie, affaire de respect (des consciences, de la biodiversité, des ressources planétaires). Comment la technocratie, qui se donne toujours comme rationnelle, sombre très souvent dans l'irrationnel. La sortie de La Veuve en pleine période électorale est une coïncidence qui me plait. Électeurs et candidats peuvent s'y retrouver.


L'histoire de cette veuve refusant le passage d'une route dans son champ, sous prétexte qu'elle y a enterré sa chèvre, pourrait très bien se passer dans l'Est parisien où un projet d'aéroport se heurte à la présence d'un cimetière de la dernière guerre mondiale. La pièce a été montée par une troupe de l'île de Ré, en référence au pont construit par Bouygue. Aujourd'hui le projet pourrait être un incinérateur et la route s'appeler, pourquoi pas, Nationale 164. Le peuple dont il est question pourrait s'appeler Bretagne, Afghanistan ou Palestine. À chacun d'imaginer. Il s'agit d'une fable !


La Veuve est a été jouée en avril 2002 par la Compagnie Agora de Ercé sur Liffré (35).