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La veuve

Paru en mars 2002 - théâtre 

80 pages, 5 euros

Au cours de ces trente dernières années, parallèlement aux textes que j'ai moi-même interprétés, j'ai écrit une bonne quinzaine de textes de théâtre. Deux textes ont déjà été publiés (Chez Maspéro et Oswald... cf. au chapître biographie). Certains ont été portés à la scène, d'autres jamais. Les éditions Ton Doubl (Langoélan 56) viennent d'en entreprendre la publication complète, à raison d'un ou deux textes par an. La Veuve est le premier de cette série.


La référence à l'agriculture durable ("Théâtre complet issu de l'agriculture durable") se justifie doublement. Tout d'abord la plupart de ces textes sont enracinés dans le milieu rural, celui que je connais le mieux. Ensuite, contrairement à mes clowns, ils prennent beaucoup de recul par rapport à l'actualité. Durables donc, au sens où ils invitent au long terme.


En plus de l'humour, point commun de ces pièces, on retrouve aussi, à travers différents thèmes, une interrogation centrale : comment concilier le politique, objet d'une stratégie de pouvoir, avec l'écologie, affaire de respect (des consciences, de la biodiversité, des ressources planétaires). Comment la technocratie, qui se donne toujours comme rationnelle, sombre très souvent dans l'irrationnel. La sortie de La Veuve en pleine période électorale est une coïncidence qui me plait. Électeurs et candidats peuvent s'y retrouver.


L'histoire de cette veuve refusant le passage d'une route dans son champ, sous prétexte qu'elle y a enterré sa chèvre, pourrait très bien se passer dans l'Est parisien où un projet d'aéroport se heurte à la présence d'un cimetière de la dernière guerre mondiale. La pièce a été montée par une troupe de l'île de Ré, en référence au pont construit par Bouygue. Aujourd'hui le projet pourrait être un incinérateur et la route s'appeler, pourquoi pas, Nationale 164. Le peuple dont il est question pourrait s'appeler Bretagne, Afghanistan ou Palestine. À chacun d'imaginer. Il s'agit d'une fable !


La Veuve est a été jouée en avril 2002 par la Compagnie Agora de Ercé sur Liffré (35).